KONYA


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L'ancienne Iconium est située à l'extrémité sud de la grande dépression anatolienne centrale, en bordure d'une vaste et riche plaine qui en fait le grenier à blé de la Turquie.
Les origines de la ville sont très anciennes, mais la période des Turcs seldjoukides a été la plus marquante puisque ces derniers en firent la capitale de l'Etat seldjoukide d'Anatolie à partir de la fin du XIe siècle. Jusqu'à leur défaite au XIIIe siècle devant les Mongols, les sultans seldjoukides en firent un centre religieux, culturel et commercial de première importance et la ville se couvrit de monuments. C'est en 1228 que le célèbre poète et mystique Mevlâna Celaleddin Roumi, originaire de Balkh en Asie Centrale, vint s'installer à Konya où fut fondé l'ordre des Mevlevi, que composent les fameux Derviches Tourneurs.

Le Festival de Mevlâna et les Cérémonies de Commémoration ont lieu chaque année en décembre, et les Jeux de Javelots (Cirit) en septembre.



Le Musée Mevlâna, qui est installé dans l'ancient couvent des Mevlevis où se trouve le Mausolée de Mevlâna, est reconnaisable à son dôme cannelé recouvert de faiences bleu turquoise. Sous le dôme se trouve le sarcophage de marbre de Mevlâna et de son fils,le Sultan Veled, cadeau de Soliman le Magnifique. Il est recouvert d'une étoffe, cadeau du sultan Abdülhamit, où des versets du Coran sont brodés au fil d'or.



Les autres monuments de la ville sont:

La Mosquée d'Aladdin dont la charpente en bois sculpté de la toiture est soutenue par 42 colonnes gréco-romaines.

Karatay Medresesi
au magnifique portail de marbre sculpté, abrite le Musée des Céramiques.

Ince Minare Medresesi
, au minaret élancé, abrite le Musée d'Art Seldjoukide.

Sırçalı Medresesi
abrite le Musée des Monuments funéraires.

Les mosquées ottomanes.


 





ÇATALHÖYÜK


Situé àu sud-est de Konya, Çatalhöyük que les fouilles font remonter au VIIe millénaire, fut le centre culturel de la période néolithique, le plus ancien du Proche-Orient. Les maisons en briques crues et pisé et aux toits en terrasses par où l'on entrait à l'aide d'une échelle, étaient serrées les unes contre les autres. L'homme de Çatalhöyük honorait ses morts qui étaient enterrés, après décharnement total ou partiel, sous le sol des maisons ou sous les banquettes qui servaient de sièges ou de lits. Il vénérait une Déesse-Mère aux formes épanouies, symbole de la fécondité.


Ce modèle de maison de Çatalhöyük est exposé au
Musée des Civilisations Anatoliennes à Ankara

Fresque d'une scène de chasse au cerf et Déesse-Mère / Musée des Civilisations Anatoliennes Ankara





 
KARAPINAR

Dans la région de Karapınar, situé à 96 km à l'est de Konya, se trouve plusieurs lacs de cratère. Les plus visités sont le surprenant lac de cratère de Meke et celui d'Acıgöl qui son tous deux situés sur la route d'Ereğli.









 
İVRİZ

Depuis Ereğli (18 km) une route pittoresque mène au village d'İvriz. Là, près d'une source, se trouve l'un des plus beaux bas-reliefs neo-hittite taillé dans le rocher. Il représente le roi Varpalas de Tuwanuva vénérant le dieu de la fertilité Tarhun. Tuwanuva était le nom d'une cité hittite qui, aux périodes romaine et byzantine, était connue sous le nom de Tyana. Plus tard l'endroit a pris le nom de Kemerhisar à cause de son acqueduc situé près de Bor sur la route de Niğde.








 
KARAMAN

L'antique Larende était située à un point stratégique contrôlant une des routes d'accès au plateau anatolien. Elle fut un temps la propriété des Danışmendides avant de passer aux mains des Seldjoukides. Elle prit le nom actuel des Karamanoğlu, d'origine turcomane, qui avaient conquis la ville après qu'elle fut prise pendant une assez courte période par les Latins et le Arméniens. Les Seldjoukides récompensèrent les Karamanoğlu en leur attribuant un territoire et la ville qui devint la capitale de l'Emirat Karamanide en 1256. En 1277, grâce à Mehmet Bey , elle devint le premier état turc à utiliser la langue turque "Türkçe", à la place du persan qui était la langue officielle des souverains seldjoukides.
Yunus Emre , le premier grand poète à écrire en turc, vécut et mourut à Karaman (1238-1320): sa poésie, son langage et sa philosophie, qui sont toujours très appréciés, ont contribué à l'enrichissement de la culture turque. Karaman fut rattachée à l'Empire Ottoman en 1466 par Mehmet II.
La citadelle date de la période seldjoukide, mais les monuments les plus importants de la ville comme la Mosquée de Yunus Emre et sa Tombe, les mosquées de Araboğlu et Aktekke ainsi que l’ancien Medrese Hatuniye (qui a été transformé en un restaurant de cuisine turque traditionnelle) datent de la période karamanide.






















Dans la région de Karaman se trouve l'antique Derbe qui fut visitée par Saint Paul. Elle s'étend au pied du Mont Karadağ (2288m) qui est un volcan éteint.
Près de Madenşehir sur la face nord de la montagne, la Vallée de Bin Bir Kilise (la vallée aux mille et une églises) abrite les ruines de nombreuses églises et chapelles byzantines. Au sommet du mont, une longue inscription hiéroglyphique rupestre hittite a été découverte dans une grotte-sanctuaire.

Près de Taşkale, à 50 km à l'est de Karaman se trouvent les fascinantes ruines de Manazan. Construite à la période byzantine, la ville-monastère a été creusée dans la paroi rocheuse de la vallée. De nos jours certains endroits sont encore utilisés pour le stockage du blé.







Au sud de Karaman on atteint par une route étroite et raide le beau site du Monastère d’ Alahan construit sur une terrasse naturelle. Ce complexe byzantin du Ve siècle comprend trois parties : la basilique, le baptistère au centre, et l’ église. On y admirera de belles sculptures et reliefs. Le panorama sur la vallée du Göksu est magnifique.