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XANTHOS
L'antique
Xanthos, qui est située près du village de
Kýnýk, est accrochée au flanc
de la montagne dans un site naturel d'une
extrême beauté surplombant la rivière Eþen.
La cité lycienne
est longtemps restée indépendante jusqu'à
sa prise par les Perses
en 545 av.J.C.: Hérodote
relate que les xanthiens firent preuve d'une
grande bravoure tuant leurs femmes, enfants
et esclaves retranchés dans la forteresse
à laquelle ils mirent le feu. Ils se précipitèrent
sur les assiégeants et moururent au combat.
Seules quelques familles absentes survécurent.
La cité fut entièrement incendiée entre 475
et 450 av. J.C.. Ceci fut confirmé pendant
les fouilles qui révèlèrent une épaisse couche
de cendres recouvrant le site. Repeuplée et
reconstruite, Xanthos, en même temps que Pýnara,
Patara et d’autres cités, se rendit à Alexandre
le Grand. Elle passa aux mains d’ Antigone,
fut revendiquée par Ptolémée
I qui la lui prit de force en 309 av.
J.C..
En
197 av. J.C., Antiochos
III qui voulait s’ en emparer à son tour, passa
un accord avec les Xanthiens, lui donnant un statut
de ville libre et la dédiant à Léto, Apollon et Artemis.
Après la défaite d’ Antiochos à Magnésie
du Sypile, en récompense du soutien que les Rhodiens
leur avaient apporté, Rome donna Xanthos aux Rhodiens.
Se plaignant d’ être traités comme des esclaves, les
Xanthiens se révoltèrent plusieurs fois et Rome finit
par mettre mit fin à la domination des Rhodiens en
167 av. J.C.. Durant les guerres civiles de Rome au
1er siècle av. J.C., les Lyciens prirent parti pour
César contre
Pompée. Mais César fut assassiné à Rome par Brutus
et Cassius qui vinrent en Asie Mineure collecter de
l’argent et recruter des soldats. Comme les Lyciens
étaient peu disposés à apporter leur contribution,
Brutus attaqua Xanthos où se trouvaient les soldats
de la Ligue Lycienne.
Il rasa l’ acropole et massacra les habitants. Pour
la seconde fois de leur hisroire, en l’ année 42 av.
J.C., les Xanthiens préférèrent se suicider collectivement
au nom de leur liberté. Marc Antoine, désireux de
refermer les cicatrices laissées par Brutus, fit reconstruire
la ville. A la période byzantine, les remparts furent
restaurés et un monastère fut ajouté. La ville fut
désertée au VIIIe siècle, ruinée par les incursions
arabes.
Xanthos fut découverte en 1838 par Sir Charles Fellows
qui fit transporter à Londres, sur un bateau de guerre
ancré à Patara, tous les bas-reliefs et monuments
d’ importance...
Les remparts hellénistiques et les portes de la ville,
les bâtiments et monuments lyciens, la nécropole avec
des tombeaux et sarcophages lyciens typiques, les
pilliers funéraires, le théatre
romain, l’agora,
l’ église byzantine et ses mosaiques, le monastère
byzantin...sont parmi les principaux vestiges du site.
Le Monument
des Harpies : ce sarcophage, qui date de
480 – 470 av. J.C., consiste en un énorme bloc de
pierre taillée haut de 8,87 m, et d’une petite chambre
funéraire décorée de reliefs sur ses quatres côtés
et fermée par un couvercle en pierre. Les reliefs
du monument que nous voyons aujourd’ hui sont des
copies en plâtre car les originaux, ainsi que des
sarcophages sculptés et le Monument des Néreides (un
temple avec 12 statues de Néréides entre les colonnes),
furent emportés par Charles Fellows au British Museum
en 1842.
Détail
des Piliers funéraires: les Harpies et les
Sphinx (environ 480 av. JC.)
Datant
de 425 – 400 av. J.C., les inscriptions
sur ce bloc de pierre sont les plus
longues connues en langue lycienne
Le
sol de l’église byzantine est recouvert
de mosaiques
LETÔON
Situé à 4 km
de Xanthos, le Letôon était le centre religieux
de la Ligue Lycienne
où furent érigés trois temples
placés côte à côte. Le premier temple, construit
à la fin du Vème siècle av. J.C. en ordre
ionique, fut dédié à la déesse anatolienne
Léto, la mère des jumeaux Apollon
et Artemis. Le second temple, construit au IVème
siècle av. J.C., fut dédié à Artémis
dont le culte est considéré comme la continuité
du culte de Cybèle sous un autre nom (sa mère
Léto ayant été associée à la déesse-mère anatolienne
Cybèle). Le troisième temple, construit en ordre
dorique, fut dédié à Apollon.
Au sud et à l’ ouest du temple principal se
trouve une nymphée monumentale
reliée à une source sacrée. Un bâtiment rectangulaire,
datant de la période d’ Hadrien (117 – 130 ap.
J.C.), est bordé par un vaste bassin pavé semi-circulaire
flanqué sur son côté nord par deux exedrae
semi-circulaires. Une grande partie du bassin
se trouve immergée en permanence. Une partie
de la nymphée fut recouverte plus tard par une
église. On notera également la stoa
et le théâtre
hellénistique. La plupart des fragments architecturaux
des temples et de la nymphée, ainsi qu’ une
stèle trilingue écrite en grec,
en lycien et en araméen, sont exposés au Musée
de Fethiye.
L’inscription, qui date de 358 av. J.C., est
un décret fait par Pixodarès, le satrape
de Carie et
de Lycie.
Ce site illustre l'union des traditions lyciennes
et l'influence hellène, spécialement dans la
représentation de l'art funéraire. Les inscriptions
épigraphiques sont cruciales pour comprendre
la langue indo-européenne et l'histoire du peuple
lycien.
Avec Xanthos, Letoon est inscrit par l'UNESCO
au Patrimoine Mondial de l'humanité.
PATARA
Patara
est une des plus anciennes et des plus importantes
cités antiques de Lycie,
puisqu’ elle était déjà connue par les Hittites
sous le nom de Patar. Patara était le lieu de
naissance d’ Apollon : sa mère Léto, ayant fui
l’ île de Délos et Héra, la jalouse épouse de
Zeus le père des jumeaux Artémis et Apollon,
dit qu’en fait elle aurait accouché à Patara.
La ville était célèbre pour son Oracle d’ Apollon
qui avait lieu uniquement en hiver (et en été
à Délos). Patara était le port principal lycien
(aujourd'hui réduit à l'état de marais) et fut
sauvé de la destruction pour avoir ouvert ses
portes à Alexandre
le Grand. Durant la période hellénistique,
ce fut une base navale utilisée tour à tour
par Antigonos
en 315 av. J.C., les Ptolémées
(sous leur domination Patara fut rebaptisée
Arsinoe pendant une courte durée) Antiochos
III en 190 av. J.C.. Les mots « Caput Gentis
» ou « la Capitale des Ancêtres » prononcés
par l’ amiral romain
Livius pour décrire Patara, montre qu’ elle
éclipsait toutes les autres cités. Patara jouissait
d’un triple droit de vote dans la Ligue
Lycienne. Elle devint le siège juridique
des gouverneurs romains qui en firent un port
d’où la flotte romaine maintint des contacts
avec les provinces de l’ est. Les produits agricoles
y étaient conservés en attendant d’ être expédiés
à Rome. Durant cette période Patara devint la
capitale des provinces lycienne et pamphylienne.
C’ est d’ içi que Saint
Paul s' embarqua pour la Phénicie. Patara,
où St Nicolas
est né, devint un centre
chrétien. Vers cette période le port de
Patara était dejà ensablé et la ville perdit
progressivement de son importance. Depuis lors
l’ endroit a été graduellement couvert de dunes
de sable. Le professeur Fahri Iþýk et son équipe
de l’ University Akdeniz ont oeuvré pour faire
réapparaître la cité antique enfouie dans le
sable.
Parmi les vestiges les plus importants se trouvent
: La Nécropole avec des sarcophages
lyciens et des tombeaux romains. L’ Eglise du Port dont les
ruines émergent de l’eau. L’ Arc de Triomphe, une porte
monumentale qui était l’entrée de la ville,
fut construit en 100 ap. J.C. par le gouverneur
romain Mettius Modestus. En même temps, l’arc
était utilisé comme une partie de l’ aqueduc
qui amenait l’ eau à Patara. Les Bains Romains aux Dates,
qui doit son nom aux datiers qui poussaient
à proximité, avait un sol recouvert de mosaiques. Le panneau de signalisation,
indiquant les distances entre les cités lyciennes,
fut installé sur l’ ordre de l’ empereur Claude.
C’ est le panneau de signalisation le plus ancien
et le plus détaillé. Les Thermes de Vespasien sont
situés derrière une église et à côté de la Tombe
de Marcianus. La Grande Avenue, de 12,50
m de large, était l’ avenue la plus large des
villes antiques d’ Anatolie. De nos jours, elle
est en partie immergée. Les Thermes Centraux sont situés
à l’extrémité est de l’ avenue. Les Remparts de la Forteresse Byzantine
avec un Temple Corinthien à l’ extérieur. Le Théâtre, construit en 147
ap. J.C., porte encore des traces du sable sous
lequel il était à moitié enfoui. L’ Ecclesterium était le plus
vaste bâtiment administratif d’ Anatolie. La Citerne, située au sommet
de la colline derrière le théâtre, a été creusée
dans le rocher. A côté se trouve un pan de mur
du phare de l’ ancien port. Le Grenier d’ Hadrien (granarium)
émerge d’un marécage près du port. La Tombe Temple et autres tombes
de tailles différentes.
Un grand buste d’ Apollon, découvert sur la
colline au-delà de la Porte de la Ville, indique
l’ existence d’ un Temple d’ Apollon qui n’
a pas pu encore être localisé.
KALKAN
Kalkan est un adorable petit port et un lieu paisible
de vacances. Autrefois appelé « Kalamaki », l’ endroit
reçut le nom turc de Kalkan lorsque les Grecs quittèrent
la région suite aux échange
de population de 1925. Surplombant la grande
baie, les maisons blanchies à la chaux ont des toits
typiques en terrasse, et bordent des ruelles qui
serpentent jusqu'à la mer. Il y a de nombreuses
pensions, petits hôtels traditionnels et grands
hôtels modernes, ainsi que de très bons restaurants.
Tout comme Kaþ, Kalkan est devenu une étape favorite
des adeptes de la croisière
bleue. La plongée est très pratiquée autour
de Kalkan.
Il y a de nombreuses grottes dans les environs,
mais la Grotte de Kapýtaþ, qui
est située à 6 km de Kalkan près de la belle plage
de sable de Kapýtaþ, est la plus grande
et la plus intéressante avec ses nuances bleu-vert.
Il est possible d’ y pénétrer avec une petite embarcation.
Le plateau de Bezirgan, situé au dessus de Kalkan,
est un endroit idéal pour le trekking. On y verra
les ruines de la ville antique de Pirha située dans
les collines au dessus du village de Bezirgan.
KAÞ
Kaþ est un petit port plein de charme aux
maisons blanchies à la chaux. La ville actuelle
fut établie sur l'emplacement de l'ancienne
cité lycienne Antiphellos qui
servait de port à Phellos située
dans les hauteurs.
Durant la période
hellénistique, alors que Antiphellos s’enrichit
grâce au commerce des cèdres et des éponges,
Phellos perdit en importance.
De cette période, à l’ ouest de la ville moderne
et surplombant la mer, se trouve le théâtre
hellénistique qui pouvait contenir 4 000 spectateurs.
Au dessus du théâtre, une tombe en forme de
maison, unique en son genre, est connue sous
le nom de Tombe Dorique. Parmi
les quelques sarcophages bien préservés, se
trouve celui très élégant appelé par la population
locale le Sarcophage du Roi.
Il comporte une longue inscription en langue
lycienne qui n’ a pas encore été déchiffré,
tout comme celle du monolithe de Xanthos.
Ce sarcophage est situé tout en haut de la rue
Uzun Çarþý qui est bordée par des maisons à
l’ architecture traditionnelle turque, et par
des magasins de tapis et de souvenirs.
Depuis Kaþ la péninsule étroite de Çukurbað,
dotée d’ une belle nature et d’ hôtels modernes,
s’étire dans la mer. Il est possible de profiter
des plages les plus près de Kaþ (Büyük Çakýl,
Küçük Çakýl, Akçagerme), mais en plus, des bâteaux-taxis
font la navette afin de déposer les touristes
sur la belle plage de Çayaðzý.
En face de Kaþ se trouve l’ île grecque de Meyisti.
Kaþ est une étape favorite pour les adeptes
de la croisière
bleue, mais c’ est aussi un super endroit
pour passer de bonnes vacances. Kaþ offre une
vie nocturne animée avec ses nombreux bars et
restaurants en terrasse.
Bien qu’il ne reste que peu de choses de Phellos
(les ruines des remparts, des sarcophages et
des tombes rupestres lyciennes, une tombe en
forme de maison), la beauté des paysages alentours
vaut le déplacement. Il est possible de se rendre
au site à pied (12 km de trekking) ou en voiture
par la route de Çukurbað – Pýnarbaþý.
Entre Kaþ et Kekova se trouvent les vestiges
de quelques petites villes antiques telles que
Isinda près du village de Belenli,
Aperlae et Apollonia,
près du village de Kýlýçlý.
Dans l’ arrière-pays, à Gömbe
située à 70 km de Kaþ au pied des Monts Akdaðlar,
des activités sportives telles que le treeking,
l’ escalade ou le rafting peuvent être pratiquées
autour du Lac Yeþi Gölü et des chutes de Uçansu.
On pourra également voir les sites antiques
de Chomba à Gömbe, et de Nisa à Meryemlik.
KEKOVA
Situé sur la Côte
Turquoise, Kekova est l'endroit le plus
étonnant de la lycie.
Kekova est un ensemble d’ îles pittoresques, de
baies et de petites villes antiques que les adeptes
de la croisière bleue
adorent explorer. Pour les autres, il est recommendé
(à moins de séjourner dans une des petites pensions
de Kaleköy) de visiter Kekova en bateau d’ excursion
ou petit bateau à moteur depuis les sympathiques
port de Kaþ ou de Demre
(Myra). Cette solution est plus facile et plus agréable
que de venir par la route sinueuse qui se termine
à Üçaðýz où il faut de toute façon
louer un bateau.
Kekova, qui est un site d’ une grande beauté ou
la nature, le passé et le présent ne font qu’ un,
comprend:
Le
village de Üçaðýz et son port où sont situées
les ruines de Theimussa, ville
antique du IVe siècle av. J.C. La majortié des sarcophages
et des tombes rupestres de la nécropole datent des
périodes hellénistique et romaine.
Le
village de Kaleköy où se trouvent les vestiges
lyciens et romains de Simena, une
ville antique engloutie, du IVe siècle av. J.C..
En plus de l’ étonnant sarcophage lycien qui émerge
de la mer et qui est devenu le symbole de Kaleköy,
à terre on verra les ruines des thermes romains,
de tombes rupestres et de sarcophages, d'une citadelle
à l’ intérieur de laquelle s’élève un petit théâtre
(le plus petit théâtre de Lycie d’ une capacité
d’ environ 300 personnes) et de citernes.
L' Ile de Kekova, a donné son nom
à tout le site. L’ endroit est également appelé
la « Ville Engloutie » étant donné
que les bâtiments antiques ss sont enfonçés dans
la mer à la suite de plusieurs tremblements de terre.
Sur les bords de l’ île, on aperçoit les fondations
des maisons et bâtiments submergés, ainsi que des
escaliers descendant sous l’eau. La Baie
de Tersane, où les bateaux viennent jeter
l’ancre, était le chantier naval . On y voit les
ruines d'une église byzantine (restes de l’ abside).
Dans les
environs, se trouvent de nombreuses villes antiques
situées très près les unes des autres : Aperlae
et Istlada le long de la côte,
Apollonia à Kýlýçlý, Tyberissos
à Çevreli. Etant donné que ces villes étaient petites,
certaines d’ entre elles, comme Simena,
Apollonia, Aperlae
et Isinda, ou encore comme Theimussa,
Cyaenai et Myra
s’ unirent afin d’ être représentées comme une seule
entité dans la Ligue
Lycienne.
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