FİNİKE


Finike est un petit port situé au débouché d'une plaine fertile où poussent arbres fruitiers (oranges, citrons..) et légumes (tomates). Entre Kumluca et Finike une plage de sable s'étend sur plusieurs kilomètres. Après Turunçova, sur les hauteurs s'étend la cité antique de Lymira où se dressent les murailles de la ville, un théâtre et l'acropole. Là se trouve le monument funéraire de Périclès, un souverain de Lymira qui se distingua par sa révolte contre les Perses. Le monument date du IVe siècle av. JC, et fut décoré avec des caryatides.



 
ARIKANDA

Arıkanda se trouve en pleine montagne, à 35 km de Finike. Surplombé par une imposante paroi rocheuse, le site est splendide: thermes, basilique, gymnase, nécropole, agora, Bouleutérion, odeon, théâtre et stade. Les fouilles faites à Arikanda montrent que l'endroit à été habité depuis le Ve siècle av. JC . Cependant le suffixe "anda" dénote de plus anciennes origines. Alexandre le Grand passa par Arıkanda avec son armée. Au IIe siècle av. J.C., la cité joignit la Confédération Lycienne. Les Romains dominèrent la région à partir de la fin du IIe siècle av. JC, et il semble que l'Empereur Hadrien se serait rendu à Arikanda. Malgré les tremblements de terre et les raids arabes qu'elle subit, Arikanda resta habitée jusqu'au XIe siècle .
Cette ville antique est une halte privilégiée encore inconnue du grand tourisme.
 






OLYMPOS


Il est possible d’ accèder à Olympos, située à 50 km d'Antalya, par deux agréables routes qui serpentent au milieu d'une belle nature, et aussi par la mer. La visite du site donne lieu à une agréable et raffraîchissante promenade puisque les ruines s'étendent le long d'un cours d'eau jusqu’à la belle plage d'Olympos où il ne faut pas manquer de s'y baigner.

La ville antique, qui fut construite sur les pentes d'une étroite vallée, possède des vestiges situés de part et d'autre du cours d'eau où poussent roseaux et lauriers roses. On y verra la nécropole à flanc de colline, l’agora et le gymnase, la basilique byzantine, le théâtre, les thermes, un pont, une chambre funéraire avec deux sarcophages et au-dessus sur la colline, l’acropole.
Olympos fut fondée au IIIe siècle av. J.C. et devint une des six principales cités de la Ligue Lycienne. Au cours du Ier siècle av. J.C., l’endroit fut souvent fréqueté par les pirates. Lorsque ces derniers furent vaincus par le gouverneur romain de Lycie en 78 av. J.C., Olympos et sa région furent amalgamées pour devenir une province romaine. Durant le IIème siècle ap. J.C., Olympos devint extrêmement prospère. Les pirates, attirés une fois encore par sa richesse, provoquèrent son déclin. Plus tard, elle devint également lieu de repaire des pirates vénitiens et génois. Olympos fut finalement abandonnée lorsque les Ottomans chassèrent les pirates.

Durant la période romaine, Olympos devint très renommée grâce au culte d’Héphaistos qui était vénéré à Çıralı, plus haut dans les montagnes. A cet endroit, un phénomène naturel d’émanations sulfureuses y a été remarqué depuis au moins 4 000 ans. Il est possible d’éteindre les petits feux, mais le gaz naturel s’échappant de la montagne les ravivent en quelques minutes. Ces flammes ont donné naissance à la légende de la Chimère, la fille d'Echidna et de Typhon qui était une créature à trois têtes avec l’avant du corps ressemblant à un lion, le milieu à une chèvre et la queue à un dragon. A cause d’ une histoire d’amour douteuse dans laquelle il était impliqué et pour sa punition, le galant Bellérophon fut envoyé, par le roi de Lycie, tuer la chimère qui crachait du feu et terrorisait la région. Aidé par Athéna, Bellérophon captura Pégase, monta le cheval ailé et attaqua la chimère depuis le ciel. Ayant enfonçé la pointe plombée de sa lance dans la gueule du monstre, le plomb fondit et étouffa la créature. Bellérophon la renvoya sous terre où elle crache toujours du feu, et c’est pourquoi vous pouvez voir des flammes s’échapper du sol à Çıralı dans les hauts d’Olympos !


 






PHASELIS

Près de Tekirova, une route de forêt mène aux ruines de Phasélis dispersées sur une presqu'île entourée par trois ports naturels et des plages de sable fin.
Cette cité antique, située à la limite de la Lycie et de la Pamphilie, fut fondée par des colons de Rhodes en 690 av. J.C. Dominée par les Perses, elle se libéra au Ve siècle puis devint même indépendante de la Lycie en s'associant à Mausole, satrape de Carie, au IVe siècle av. J.C. Phaselis fut le port le plus important de la région jusqu'à la fondation d'Attalaia (Antalya) au IIe siècle av. J.C.. Les habitants frappèrent leur monnaie où apparaîssait la poupe d'un bateau sur une face et la poupe sur l'autre face. Au cours de l' hiver 334-333 av. J.C., lors de la campagne contre les Perses, Alexandre le Grand séjourna quelques temps à Phasélis, dont la population s'était soumise d' emblée à son autorité, avant de progresser en Anatolie Centrale. Après la mort d'Alexandre, la ville resta aux mains des Ptolémées Lagides entre 209 et 197, puis des Séleucides avant de passer aux mains, avec les autres cités lyciennes, du Royaume de Rhode en 190 av. J.C.. A partir de 167 av. J.C., Phasélis fit partie de la Confédération Lycienne sous l'autorité de Rome. Mais au 1er siècle av. J.C., tout comme Olympos, Phasélis se trouva sous la menace constante de pirates ciliciens qui, pendant une courte période, mirent la main sur la ville et l'incendièrent lorsqu'ils furent vaincus par les romains qui en prirent possession en 42 av. J.C.. Au cours du IIème siècle ap. J.C., à l'occasion de la visite de l'Empereur Hadrien, Phaselis fut embellie par de nouvelles statues, monuments et constructions. Les vestiges que nous voyons aujourd'hui datent, en grande partie, de cette époque. Durant la période byzantine, la ville devint un évêché. Souffrant une nouvelle fois des attaques des piratssses puis des invasions arabes, les ports perdirent de leur importance et la ville commença à tomber en ruine. Au XIIe siècle, lorsque les Seldjoukides s'installèrent dans la région, ils préférèrent se concentrer sur Alanya et Antalya. Phasélis tomba alors dans l'oubli.
Phasélis fut la patrie de l'auteur tragique et poète Théodecte qui fut l'élève de Socrate et d'Aristote.

La pittoresque ville antique, située dans une pinède, est composée par les principaux vestiges suivants:

L' Aqueduc, que l'on peut voir à l'entrée du site, distribuait l'eau grace à des canaux et des tuyaux.
Les Trois Ports : le port central se trouve entre le port nord situé près du parking, et le port sud, le plus grand qui était protégé par une digue (dont la plus grande partie est aujourd'hui immergée), qui prolongeait les murs entourant la péninsule.
La Grande Avenue Pavée reliait le port central au port sud et était bordée par des magasins. Elle mesure environ 125 m de long sur 22 m de large. Les ruines de la ville s'étendent de part et d'autre de l'avenue. Une place située à mi-chemin là où l'avenue fait un coude, divise l'avenue en deux parties.

A l'ouest de l'avenue se trouvent:

Les Thermes qui faisaient partie du complexe bains-gymnase.
L'Agora d'Hadrien, de forme presque carrée, s'étend au sud des thermes et était bordée par des portiques et des magasins. Le côté de l'agora qui donne sur l'avenue était décoré avec des statues et une fontaine.
L'Agora de Domitien s'étend le long de la deuxième partie de l'avenue. Une inscription rédigée en l'honneur de l'empereur fut découverte au dessus de l'une des deux portes qui donnaient sur l'avenue. Tout au bout se trouve une autre agora, de période plus tardive, reliée au port sud.
La Porte Monumentale d'Hadrien porte une inscription en l'honneur de cet empereur. Située à l'extrémité de l'avenue, la porte monumentale s'ouvre un beau paysage de mer et de montagne.

A l'est de l'avenue se trouvent:

Les Thermes (période tardive III-IVe siècle) dont on peut encore voir les fondations en brique pour l'apport de chaleur. Un peu plus loin, sur le bord de l'avenue, s'élevaient les latrines qui étaient décorées de mosaiques.
Le Théâtre Romain, situé au dessus des thermes, est un ancien théâtre hellénistique remanié. Il pouvait contenir de 1 500 à 2 000 spectateurs. De là, belle vue sur l'ensemble du site et sur la mer.
L'Acropole, recouvert par une épaisse végétation, se trouve au dessus du théâtre. Selon des auteurs antiques, içi s'élevait le Temple d'Athéna, où était conservée la lance brisée d'Achille, et qui fut le premier endroit où se rendit Alexandre le Grand à son arrivée dans la ville. Le temple n'a toutefois pas encore été localisé. D'autres temples, un palais et des bâtiments officiels furent construits sur l'acropole.

La nécropole s'étend largement sur le site où l'on verra différents types de tombes.